lundi 15 janvier 2007

Ce doha est la parole du glorieux grand Tilopa qui réalisa spontanément mahamudra. Il fut transmis au bord du Gange à Naropa, l'érudit et accompli du Cachemire, à l'issue de ses douze épreuves.



Mahamudra upadesa
Bien que mahamudra ne puisse etre montré, Fortuné Naropa, endurant et intelligent Dans ton ascèse et ton respect du lama, recueille ceci en ton coeur
A l'exemple de l'espace en lequel personne sur rien ne prend place, En mahamudra, il n'est point d'appui, Sans artifice, en l'état naturel reste détendu. Ainsi relachés, les liens, sans aucun doute, se dénouent.
Contemplant le milieu de l'espace, sa vision disparait; Quand l'esprit contemple l'esprit, Toutes activités mentales cessantes, L'eveil insurpassable est obtenu.
Les brumes matinales dissipées en la sphère celeste Ne sont allées ni ne demeurent nulle part; De meme, toutes les pensées émergeant de l'esprit, Dans la vision qu'il a de lui-meme, comme des vagues disparaissent.
La nature de l'espace au-delà des couleurs et des formes, Vetue de blanc ou de noir, demeure immuable. De meme, l'essence de l'esprit au-delà des couleurs et des formes, Vetue de blanche vertue ou de sombre vice, demeure inchangée.
La pure et brillante essence du soleil N'est pas voilée par les ténèbres de mille kalpa; De meme, la lumineuse essence de notre propre esprit Ne saurait etre obscurcie par des éons de samsara.
L'espace peut etre qualifié de vide, Bien qu'indescriptible par ce terme; De meme, notre propre esprit peut etre nommé claire lumière, Bien qu'une telle conception soit sans fondement.
Ainsi, la nature de l'esprit est-elle à jamais semblable à l'espace ; Et il n'est aucun dharma qui n'y soit inclus
Sans agir, le corps naturellement tranquille; Sans mot dire, la parole comme l'écho son-vide; Sans penser, le mental passe dans le dharma de l'au-delà.
Le corps est intangible comme la tige du roseau; l'esprit au-delà des objets pensés est comme le centre de l'espace. En cette sphère, détends-toi sans rien rejeter ni accepter. L'esprit sans référence est mahamudra. Avec l'habitude, il est intégré et l'insurpassable éveil est obtenu.
Les tenants des tantras, de la prajnaparamita, Du vinaya, des sutras, et des autres doctrines, Ne verront pas la Claire lumière de mahamudra Avec leurs textes et leurs philosophies.
Les intentions masquent la vision de la claire lumière. Les interdits et les engagements conceptuels nuisent à l'ultime samaya (4). Dans le non-agir du mental, sans aucun dessein, Apparition et disparition sont spontanées comme les vagues, Ne pas quitter le sens du sans demeure, sans référence, Est garder le samaya; etre flambeau des ténèbres!
Lorsqu'on est liibre de toute intention, et ne demeure sur aucune conclusion, Tous dharma et enseignements sont vus. Pratiquer en cet état libère de la prison du samsara, Méditer en cet état consume toutes négativités et tous voiles, C'est ce que l'on appelle etre le flambeau de l'enseignement.
Les etres ignorants qui n'aspirent pas à cet état Sont emportés continument par les flots du samsara, Avec compassion pour ces ignorants dans leurs continuelles souffrances, Celui qui aspire à les liberer de leur insupportable malheur S'en remet à un lama adroit : Et son influence spirituelle pénétrant son coeur, libère son esprit.
Eh, merveille! Ces dharma du samsara sont vains et causes de souffrance, Artificiel et sans substance. Aussi, sache t'en remettre à l'authentique essence.
Souveraine est la vue au-delà de toutes fixations dualistes, Souveraine est la méditation en l'état de non-distraction, Souveraine est l'action du non-agir, Le resultat est actuel lorsqu'il n'est plus aucune attente ni crainte.
Au-delà de tout point de repère est la nature lucide de l'esprit; La voie du Bouddha se découvre en l'absence de cheminement. Quand il n'est plus rien à méditer, l'insurpassable éveil est obtenu.
Eh, merveille! Comprends bien les phénomènes du samsara : Comme le rève et l'illusion, ils ne sauraient etre permanents. Comme eux, ils n'ont pas d'existence authentique; Aussi, developpe le renoncement et renonce à l'activité du samsara.
Coupe toute relations passionnelles à ses objets, Et, solitaire, médite dans l'isolement des forets et des montagnes. Demeure en l'état de non-méditation. Trouver l'introuvable est trouver mahamudra.
Coupe à la base un arbre luxuriant : ses myriades de branches se dessèchent; De meme, coupe la racine de l'esprit, et le feuillage du samsara flétrit.
Meme si l'obscurité a persisté mille éons, Un seul flambeau dissipe ses ténèbres amassées; De meme, instantanément, la claire lumière de l'esprit Dissipe les voiles et la négativité de l'ignorance, pendant des kalpas accumulés.
Eh merveille ! Le dharma intellectuel ne peut voir le sens du non-mental, Le dharma de l'action ne peut réaliser le non-agir.
Si tu souhaites trouver le sens du non-mental et du non-agir, Coupe la racine de ton esprit, laisse la connaissance dans sa nudité, Laisse se décanter l'eau trouble des pensées; Laisse tel quel, ce qui apparait, sans rien arreter ni produire.
En l'absence de saisie et de rejet, toute apparence est mahamudra. La base universelle non produite est libre de tendances et de voiles. Demeure en son essence incréée, sans calcul ni intention. Laisse s'épuiser les phénomènes du mental, les projections sujet-objets.
Parfaitement libre de toutes conclusion est la vue royale et sublime. Profonde et sans limite est la méditation souveraine et supreme. Sans opinion ni parti est l'action royale et sublime. Sans espoir, ici-meme, est l'esprit supreme.
Au début, l'activité de l'esprit ressemble à une cascade tumultueuse, Ensuite, elle coule, mouvante comme les flots du Gange, Finalement, son eau est comme le fils rencontrant la mère.
Les personnes dont l'intelligence est moins vive, Qui ne sauraient rester en cet état, pratiqueront avec le souffle, raffinant l'esprit. Et, par divers regards et pratiques d'attention, Le disciplineront jsqu'à savoir y demeurer.
Celui qui s'en remet au karma-mudra, Fait s'élever la connaissance primordiale de la félicité-vide Entre en l'union qu'inspirent upaya et prajna; Doucement il fait descendre, garde, renverse, Fait remonter, dirige vers les centres, Et dirige (bodhicitta) dans tout le corps.
S'il n'y a d'attachement, S'élèvera la connaissance primordiale de la félicité-vide; Dans une longue vie sans cheveux blancs, il croitra comme la lune; Avec un teint radieux, éclatant, et la force du lion, Il obtiendra vite les accomplissements ordinaires Et se consacrera au supreme.
Que cette instruction essentielle du mahamudra Demeure en le coeur des etres fortunés.

mercredi 10 janvier 2007

mercredi 3 janvier 2007

mardi 26 décembre 2006

Soutra du Coeur

Prajna Paramita Hrdaya Sutra

Ainsi ai-je entendu. Une fois, le Bienheureux séjournait à Rajagrha, à la montagne du Pic du Vautour, accompagné d’une grande assemblée de moines et d’une grande assemblée de d’êtres dédiés à l’Eveil. Alors le Bienheureux entra dans l’absorption méditative qui exprime les phénomènes appelée "Profonde Illumination", et au même moment le noble et grand être dédié à l’Eveil Avalokiteshvara, pratiquant la profonde perfection de la sagesse, le vit ainsi : Il vit que les cinq agrégats sont vides de nature propre. Alors par le pouvoir du Maître le vénérable Shariputra dit au noble et grand être dédié à l’Eveil Avalokiteshvara : "Comment doit s’appliquer un fils ou une fille de noble famille qui désire pratiquer la profonde perfection de la sagesse ?" A ces paroles le noble et grand être dédié à l’Eveil Avalokiteshvara dit au vénérable Shariputra : "O Shariputra un fils ou une fille de noble famille qui désire pratiquer la profonde perfection de la sagesse doit le voir ainsi. Voir que les cinq agrégats sont vides de nature propre. La forme est vacuité, la vacuité est la forme. La vacuité n’est autre que la forme, la forme n’est autre que la vacuité. De même la sensation, la perception, la formation et la conscience sont vacuité. Ainsi, O Shariputra, tous les phénomènes sont vacuité. Il n’y a pas de caractéristique. Il n’y a ni naissance, ni cessation, ni pureté, ni impureté, ni croissance , ni décroissance. Donc, O Shariputra, dans la vacuité, il n’y a ni forme, ni sensation, ni perception, ni formation, ni conscience ; ni oeil, ni oreille, ni nez, ni langue, ni corps, ni mental ; ni vision, ni son, ni odeur, ni goût, ni touché, ni objet mental ; ni base de l’oeil jusqu’à ni base du mental, ni base des phénomènes, ni base de la conscience mentale ; ni ignorance, ni fin de l’ignorance, jusqu’à ni vieillesse et mort ni fin de la vieillesse et de la mort ; ni souffrance, ni origine de la souffrance, ni cessation de la souffrance, ni voie, ni sagesse, ni accomplissement, ni non-accomplissement. Donc, O Shariputra, puisque les êtres dédiés à l’Eveil n’ont pas d’accomplissement, ils s’appuient sur la perfection de la sagesse. Puisqu’il n’y a pas d’obscurcissement de l’esprit, il n’y a aucune crainte. Ils transcendent l’erreur et atteignent la paix parfaite. Tous les Eveillés des trois temps s’éveillent pleinement, grâce à la perfection de la sagesse, à l’Eveil insurpassable parfait et complet. Donc, le mantra suprême de la perfection de la sagesse, le mantra de la grande vision directe, le mantra insurpassable, le mantra inégalé, le mantra qui calme toute souffrance, puisqu’il n’y a pas d’illusion, doit être connu comme vérité. Ainsi se dit le mantra de la perfection de la sagesse :

THAYATE OM GATE GATE PARAGATE PARASAMGATE BODHI SVAHA

C’est ainsi O Shariputra, qu’un grand être dédié à l’Eveil doit s’appliquer à la profonde perfection de la sagesse. Alors le Bienheureux émergea de cette absorption méditative et loua le noble et grand être dédié à l’Eveil Avalokiteshvara en ces mots : "Bien, bien, O fils de noble famille, il en est ainsi O fils de noble famille, il en est ainsi. On doit en effet pratiquer la profonde perfection de la sagesse comme tu l’as enseigné et tous les Eveillés à l’ainsité se réjouiront." Lorsque le Bienheureux eut prononcé ces mots, le vénérable Shariputra et le noble et grand être dédié à l’Eveil Avalokiteshvara, toute l’assemblée et le monde avec les dieux, les humains, les asuras et les gandharvas se réjouirent et louèrent les paroles du Bienheureux.

dimanche 24 décembre 2006

Bienvenue


Bienvenue dans le blog de Karma Sönam Gyaltsen ...


Il est consacré au Dharma de Bouddha Sakyamuni ...


Sila, l'éthique, y est impérativement appliquée



à part cela, si vous montez dans le radeau, seul les Clairvoyants Bouddhas savent où nous nous dirigeons ...


Refuge




Je prends Refuge dans le bon Lama Racine et les rayonnants Lama de la lignée du transfert,
Je prends Refuge dans les Déïtées, Yidams-Mandala,
Je prends Refuge dans les Parfaits Bouddhas,
Je prends Refuge dans le Noble Dharma,
Je prends Refuge dans la Vénérable Sangha,
Je prends Refuge dans les Dakas, Dakinis et les protecteurs du Dharma, les Dharmapalas qui possèdent l'Oeil de la Sagesse